Mes journées ne se passent plus tellement bien depuis certains jours. Je n'arrive plus à dormir, mes réveils sont douloureux et mes émotions de même. Je n'en connais pas la raison. Ou peut-être que si, justement.
Chaque matin je me lève, soit trop tôt, soit trop tard et me dirige dans la salle de bain. Le reflet de mon miroir me fait peur. Vraiment très peur. Les yeux imbibés d'eau et le regard morne, voilà le reflet qu'il me renvoie. Une minute, deux minutes, trois minutes s'écoulent avant que je me résous à cette situation. Puis doucement j'enfile mon masque. Ce masque que vous connaissez, que tu crois apercevoir. Sourire, rire. Tous ça n'est qu'illusoire après tout. Puis j'utilise mes escaliers pour me diriger vers la cuisine. Je mange, doucement lentement. Jusqu'à ce que la montre m'interpelle, et je me met à courir pour trouver chaussure veste sac et sortit en trombe de la maison pour ne pas louper le bus. J'arrive comme tous les matins, juste à temps. On me laisse passer, je remercie et grimpe dans le bus. Un léger bonjour au chauffeur qui ne m'aime pas, et prend la direction d'un fauteuil. Presque toujours le même. Même dans le bus, j'ai une routine cela est effrayant. Puis la fatigue se fait ressentir. Je m'allonge tout doucement, pose les écouteurs dans mes oreilles, et m'évade sur les chansons de Lifehouse Secondhand Serenade, Gregoire et pour finir Jason Mraz. Ce seul moment m'appartient totalement. Je peux rêver d'un autre monde, une autre vie, une autre journée. Le temps passe comme cela. 40minutes de trajet qui se transforme en quelques musique et rêves. Après plusieurs mélodies j'arrive devant l'emblème du lycée. Et là tout recommence. Je descend lentement, sourie à Julia et l'a quitte pour aller le rejoindre. Lui, sans doute la seule personne qui arrive à me faire sourire réellement. 10 minutes à l'écouter, lui parler, lui raconter mes inombrables problèmes et l'entendre rire de mes bêtises, lui sourire. Lui sourire vraiment. Ce temps est trop court. On dit souvent que ce sont les meilleurs moments qui passent trop vite. Sur ce point je suis entièrement d'accord. Et puis il part, un dernier baiser, un dernier je t'aime et je me retrouve là. Je remet à nouveau mon masque et me dirige vers ma salle. Les heures passent, les matières et les salles défilent. La journée se terminent avec peut-être quelques éclats de rire sincères et des esquisses de sourire. La sonnerie de 17h retentit, je me dépêche et sort rapidement pour ne pas rater ne serais ce qu'une minute de véritable soulagement. Je crois que je ne suis jamais sortie d'une salle aussi rapidement que cette dernière semaine. Alors je sors, me dirige devant le lycée, et l'aperçoit. Rien que cette vue me fait déjà sourire. Alors je me dirige vers lui. Une minute, deux minutes, trois minutes, [..] huit minutes passent et mon bus arrive déjà. Un dernier baiser, un éternel sourire, et c'est sur cette note de fin que j'enfile à nouveau mon masque. Je monte dans le bus en marche, car mon chauffeur ne veut plus s'arrêter complètement lorsque je met trop de temps et m'assied. Mes retours ne sont pas tous identique. Certains sont identiques que les allées du matin, et d'autre sont jouissif. La simple bonne raison que Julia est présente. La voir sourire, rêver, rire, me met vraiment de bonne humeur. J'aime ces retours là, ceux qui mettent du baume au c½ur. Ce sont de simples retours scolaires de simples adolescentes pleines de vie. Enfin toi en tout cas ma belle. Et puis nous arrivons à son village, elle se lève, me sourie un petit « a demain » et sort. Voilà les dernières notes. Puis tout doucement le paysage défile sous mes yeux, mes écouteurs se glisse dans mes oreilles et mes yeux se ferment. Me revoilà aux pays des rêves, là ou je peux tout imaginer et tout revivre. Mon petit bonheur à moi..





